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Gaz de schiste - LES DÉPUTÉS PÉQUISTES DE LA VALLÉE DU SAINT-LAURENT DÉNONCENT LEUR EXCLUSION DU COMITÉ DE LIAISON FORMÉ PAR LA MINISTRE NORMANDEAU
QUÉBEC, le 27 août 2010 /CNW Telbec/ - Les députés péquistes de la Vallée
du Saint-Laurent dénoncent l'attitude de la ministre Nathalie Normandeau qui
les a exclus du Comité de liaison sur les gaz de schiste, un dossier qui les
concerne au premier plan. Lundi, la ministre Normandeau a convoqué les élus
locaux dont les territoires sont visés par l'exploration et l'exploitation de
ces gaz, sans pour autant faire de place aux élus qui siègent à l'Assemblée
nationale. Les députés de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, de Richelieu,
Sylvain Simard, de Verchères, Stéphane Bergeron, de Borduas, Pierre Curzi, de
Chambly, Bertrand St-Arnaud et de Saint-Hyacinthe, Émilien Pelletier,
réclament une place au sein de ce comité.
    En ce sens, le député de Nicolet-Yamaska a fait parvenir une lettre à la
ministre Normandeau l'informant de son souhait d'être présent à cette
rencontre. Il a aussi contacté par téléphone le cabinet afin de s'assurer d'y
être. «On m'a donné comme réponse que nous étions exclus de ce comité pour
qu'il ne soit pas partisan. C'est une belle contradiction en soi! Je trouve
que cette façon cavalière de nous exclure est un manque total de respect
envers la population qui nous a démocratiquement élus», a affirmé le député
Jean-Martin Aussant.
    Pour sa part, le député de Richelieu considère que les députés locaux
sont les représentants naturels de leur population dans un tel dossier. «Nous
devrions définitivement être à la table de discussion lorsqu'on parle des
enjeux et des préoccupations du milieu liés à la mise en valeur de ce gaz
naturel chez nous dans les Basses Terres du Saint-Laurent», a ajouté Sylvain
Simard.

    ACCEPTABILITÉ SOCIALE INCONTOURNABLE

    Comme ses collègues, Pierre Curzi mentionne que ce projet potentiellement
créateur de richesse doit néanmoins obtenir une acceptabilité sociale au sein
des communautés touchées. «Le processus de consultation et de concertation
doit être le plus ouvert et le plus large possible. Les députés devraient
définitivement y être», a renchéri le député de Borduas.
    Le député de Verchères a fait valoir que les élus de l'Assemblée
nationale devraient être partie prenante dans toute modification du cadre
législatif et réglementaire entourant l'exploitation de ressources naturelles
dans leur circonscription. «Il serait tout naturel que nous soyons informés de
l'orientation que compte prendre le gouvernement du Québec dans ce dossier.
Nous sommes les représentants de la population qui sera en contact direct avec
toutes les activités reliées aux gaz de schiste», a poursuivi Stéphane
Bergeron.
    «Ce n'est certainement pas en excluant les élus de l'Assemblée nationale
que la ministre Normandeau contribuera au bon dialogue pour le développement
de cette filière», a déclaré le député de Chambly, Bertrand St-Arnaud.
    Pour sa part, le député de Saint-Hyacinthe croit que la ministre des
Ressources naturelles ne réalise pas que les citoyens concernés sont
préoccupés et frappent actuellement en grand nombre aux portes des bureaux de
circonscription. «Les gens nous interpellent parce qu'ils sont tenus dans
l'ignorance. Ils sont inquiets, mais comme nous ne sommes pas impliqués,
comment la ministre Normandeau croit-elle que nous pourrons les rassurer?», a
conclu Émilien Pelletier.
    

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