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Services d'injection supervisée à Montréal - Le directeur de santé publique recommande d'aller de l'avant
Services d'injection supervisée à Montréal - Le directeur de santé publique recommande d'aller de l'avant
MONTRÉAL, le 16 déc. 2011 /CNW Telbec/ - Après plusieurs mois de travail avec ses partenaires et une importante mobilisation montréalaise, le directeur de santé publique, Dr Richard Lessard, présentait les résultats de l'étude de faisabilité concernant l'implantation de services d'injection supervisée (SIS) et faisait ses recommandations à l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Pour lui, l'implantation de services d'injection est incontournable et toutes les conditions sont réunies pour aller de l'avant. Dans la foulée de son rapport de 2010, une étude de faisabilité a été entreprise pour déterminer et évaluer les conditions qui permettraient l'ajout d'un SIS aux services déjà existants à Montréal. Un comité de pilotage composé de décideurs d'établissements du réseau de la santé et d'organismes communautaires, des autorités municipales, de la sécurité publique, de tables de quartiers de développement social et d'un regroupement de personnes utilisatrices de drogues par injection (UDI) s'est vu confier la tâche de mener cette étude. Deux groupes de travail chargés d'examiner les questions organisationnelles et les conditions d'acceptabilité sociale ont entrepris une démarche qui a mené aujourd'hui au dépôt du rapport par le directeur de santé publique à Montréal, le Dr Richard Lessard.
POURQUOI UN SIS À MONTRÉAL
LES 6 RECOMMANDATIONS DE L'ÉTUDE Parmi les principales recommandations, le directeur de santé publique favorise des sites fixes et une unité mobile avec la présence d'infirmières. Les sites fixes seraient localisés dans des établissements du réseau de la santé et des services sociaux et des organismes communautaires, qui par entente avec un établissement du réseau de la santé et des services sociaux, intègreraient dans leurs services l'encadrement clinique et les soins infirmiers de l'injection. L'unité mobile serait déployée dans les secteurs prioritaires où le service fixe ne peut être offert. Le directeur juge aussi qu'il est indispensable de réunir au sein d'une même équipe médecins et infirmières dont l'expertise auprès des toxicomanes est reconnue. En terminant, il est recommandé de créer un comité de coordination régionale de l'implantation, un comité aviseur intersectoriel et des comités locaux. Le premier serait responsable des aspects budgétaires et devrait également préparer une demande d'exemption conformément aux critères énoncés dans le jugement de la Cour suprême. Le second serait responsable de s'assurer du bon déroulement de l'implantation au niveau régional alors que les comités locaux assureraient la gestion de la mise en œuvre dans chacun des territoires visés. « Les SIS sont essentiels puisqu'ils s'adressent à une petite portion de la population montréalaise certes, mais qui cumule une grande part des inégalités sociales et de santé. Il s'agit pour moi d'une question d'équité et de justice sociale », de conclure le Dr Richard Lessard. |