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Hausse modeste du produit intérieur brut réel au troisième trimestre
Hausse modeste du produit intérieur brut réel au troisième trimestre
QUÉBEC, le 21 déc. 2011 /CNW Telbec/ - Le produit intérieur brut aux prix du marché augmente de 0,3 % en termes réels au troisième trimestre 2011, après une baisse de 0,1 % au deuxième et une hausse de 0,8 % au premier. La hausse annualisée s'établit à 1,3 % au troisième trimestre, comparativement à une augmentation de 3,5 % au Canada. Sur une base cumulative pour les trois trimestres, le PIB du Québec progresse de 1,7 % en regard des trimestres correspondants de 2010 comparativement à une avancée de 2,4 % au Canada. Au troisième trimestre, la croissance provient du rebond des exportations internationales, après deux trimestres de baisses, alors que la demande intérieure finale croît faiblement et que l'évolution des stocks retranche à la croissance. C'est ce que nous apprend la publication de l'Institut de la statistique du Québec Comptes économiques du Québec, 3e trimestre 2011. Faiblesse de la demande intérieure Depuis le début de l'année, la demande intérieure finale est au ralenti avec des taux de − 0,1 %, 0,3 % et 0,2 % du premier au troisième trimestre. En début d'année, la faiblesse provient principalement des dépenses personnelles de consommation et des dépenses en biens et services des administrations publiques, tandis qu'au troisième trimestre, c'est l'investissement en capital fixe des entreprises qui perd de la vigueur. En effet, les dépenses personnelles des consommateurs en biens et services, qui diminuaient de 0,6 % au premier trimestre, augmentent de 0,3 % à chacun des deux trimestres suivants, tandis que l'investissement total en capital fixe en termes réels, qui s'accroissait de 1,3 % au premier trimestre, régresse de 0,3 % au troisième trimestre. Ce sont les entreprises (− 0,4 %) qui réduisent leur investissement au troisième trimestre, tandis que les administrations publiques (+ 0,3 %) poursuivent sur leur lancée, bien que de façon moins rapide qu'aux trimestres précédents. Du côté des entreprises, seul l'investissement en machines et en matériel (+ 1,5 %) continue de croître alors que l'investissement en construction non résidentielle recule de 1,2 %, pendant que la construction résidentielle (−1,7 %) décroît pour un deuxième trimestre de suite dû essentiellement au fléchissement des activités de rénovation alors que la construction résidentielle neuve augmente pour un deuxième trimestre consécutif. Les stocks augmentent moins rapidement et le commerce extérieur alimente la croissance du PIB L'investissement en stocks se fait moindre au troisième trimestre à 1,0 G$ comparativement à 3,6 G$ au deuxième trimestre, infligeant ainsi un recul de 0,6 % à la demande intérieure totale. Par ailleurs, les exportations totales de biens et services (+ 3,0 %), après avoir fléchi au cours des deux premiers trimestres de l'année, rebondissent. Les exportations internationales de biens (+ 5,6 %) croissent fortement, tandis que celles des services diminuent de 0,5 %. Cela résulte en un accroissement de 4,7 % des exportations internationales. Les exportations vers les autres provinces augmentent de 0,6 %, celles en biens, de 0,7 % et celles en services, de 0,5 %. Les importations totales de biens et services (+ 0,6 %) augmentent pour un deuxième trimestre consécutif, tant celles provenant des autres pays (+ 0,7 %) que celles provenant des autres provinces (+ 0,6 %). La hausse des exportations totales plus importante que celle des importations fait que le déficit du commerce extérieur, essentiellement celui du côté international, se résorbe, passant de 37,6 G$ à 34,6 G$. Le produit intérieur brut par industrie Le produit intérieur brut (PIB) réel aux prix de base du Québec s'accroît de 0,3 % en septembre 2011, faisant suite à une hausse de 0,5 % en juillet et à une baisse de 0,5 % en août. La croissance de septembre est la sixième depuis le début de l'année. C'est ce que l'on apprend dans la publication de l'Institut de la statistique du Québec intitulée Produit intérieur brut par industrie au Québec, septembre 2011. En septembre, la croissance du PIB est due à la production dans les industries productrices de biens (0,8 %). Cette progression est attribuable aux secteurs de la fabrication, de l'agriculture, la forêt et la pêche et de l'extraction minière, pétrolière et gazière dont les taux sont respectivement de 1,2 %, 2,1 % et de 2,3 %. La hausse de septembre dans la fabrication est strictement attribuable à la production de biens durables qui croît de 2,5 %, alors que celle de biens non durables chute de 0,5 %. Les industries productrices de services enregistrent une faible hausse de leur production de 0,1 %, après avoir crû de 0,2 % en juillet et être demeurées stables en août. Sur une base trimestrielle, la croissance du PIB (0,3 %) est attribuable aux industries de services dont la production augmente de 0,5 %, tandis que la production de biens demeure stable. Les plus fortes progressions sont enregistrées dans les industries suivantes : la finance et les assurances, les services immobiliers et de location à bail et la gestion de sociétés et d'entreprises (1,0 %), le transport et l'entreposage (2,0 %), la fabrication (0,4 %), le commerce de détail (0,6 %) et le commerce de gros (0,4 %). Cependant, la croissance est affaiblie principalement par l'industrie de la construction (- 0,9 %) et des services publics (- 1,0 %). La hausse de la production du secteur de la fabrication fait suite à une forte augmentation de 2,1 % au premier et un recul de 1,0 % au deuxième. Cette faible hausse, combinée à la perte du deuxième trimestre de 2011 et à celle du quatrième de 2010, ramène le niveau de la production en deçà de celui enregistré au troisième trimestre de 2010. La hausse du secteur manufacturier au troisième trimestre n'est pas généralisée puisque seulement 9 grands secteurs sur 20, à l'origine de près de 53 % de la production manufacturière, connaissent une hausse de leur production.
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