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LES MINISTRES MONIQUE GAGNON-TREMBLAY ET YVES BOLDUC DÉPLORENT QUE LA FIQ AIT DÉCIDÉ DE SUSPENDRE LES NÉGOCIATIONS JUSQU'À L'AUTOMNE
QUÉBEC, le 2 juill. 2010 /CNW Telbec/ - La présidente du Conseil du
Trésor et ministre responsable de l'Administration gouvernementale, madame
Monique Gagnon-Tremblay, et le ministre de la Santé et des Services sociaux,
le docteur Yves Bolduc, ont indiqué leur étonnement alors qu'ils ont appris,
par le biais des médias, la décision de la Fédération interprofessionnelle de
la santé du Québec (FIQ) de suspendre les négociations jusqu'à l'automne.
Pourtant, il y a quelques jours à peine, le syndicat avait affirmé être
disposé à intensifier les discussions dans le but d'en arriver à une entente
négociée dans les meilleurs délais.
    «À peine trois mois après l'échéance des conventions collectives, le
gouvernement a été en mesure de convenir d'un règlement sur les paramètres
salariaux et les avantages sociaux avec le Front commun et de conclure des
ententes de principes aux tables sectorielles pour tous les syndiqués
représentés par le Front commun sauf pour les membres de la FIQ. Il y a donc
des ententes sectorielles avec près de 90% des travailleuses et travailleurs
représentés par le Front commun. Cela témoigne de notre détermination, de
notre ouverture et de notre bonne foi, des principes qui nous ont guidés tout
au long des négociations et qui nous ont conduits à une entente historique,
jugée satisfaisante par les deux parties», a déclaré madame Gagnon-Tremblay.
    Malgré ce résultat encourageant et bien que près de 75 % des salariés du
réseau de la santé et des services sociaux, dont 20% des infirmières,
infirmières auxiliaires ou inhalothérapeutes du secteur public, ait convenu à
ce jour d'un règlement négocié, le gouvernement n'est toujours pas parvenu à
s'entendre avec la FIQ. «Depuis le début des pourparlers à l'automne dernier,
nous nous sommes montrés disponibles et à l'écoute des priorités syndicales.
Nous avons d'ailleurs procédé au dépôt de nombreuses propositions de qualité
pour tenter d'y répondre, en vain, puisque l'écart qui existe depuis le début
de la négociation entre les demandes syndicales et l'offre patronale, se
maintient», a ajouté le ministre Bolduc.
    Même si plusieurs heures y ont été consacrées, c'est principalement au
niveau de l'aménagement du temps de travail que les discussions achoppent. En
effet, alors que la FIQ propose de réduire la semaine de travail à 4 jours, ce
qui aurait pour conséquence une diminution de la disponibilité des effectifs
et un manque à gagner de 4000 infirmières, le ministre Bolduc a indiqué que
«le gouvernement privilégie plutôt une bonification ciblée des conditions de
travail afin d'attirer et de retenir la main-d'oeuvre en soins infirmiers, une
assise essentielle du réseau de la santé et des services sociaux qui ne
saurait être fragilisée dans le contexte actuel de pénurie.»
    D'ailleurs, les ententes conclues avec les autres syndicats en santé
contiennent des mesures très intéressantes qui permettent de trouver des
solutions à certaines difficultés observées dans le réseau. Que ce soit une
bonification importante des primes de soir, de nuit, de rotation et de soins
critiques, l'introduction de différents projets d'organisation du travail
visant à réduire le recours à la main-d'oeuvre indépendante, la création d'un
comité sur la conciliation travail-famille-étude ou l'augmentation de la
flexibilité dans l'aménagement du temps de travail, le gouvernement n'a pas
hésité à mettre de l'avant des solutions novatrices.
    «Je ne peux que réitérer à la FIQ notre volonté d'obtenir un règlement
négocié qui offrira aux travailleuses et aux travailleurs du secteur de la
santé de meilleures conditions de travail, au bénéfice de toute la population
du Québec. Car au-delà des moyens de pression, la seule façon d'en arriver à
une entente, c'est la négociation», a conclu Mme Gagnon-Tremblay.
    

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