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DÈS LE 5 AOÛT 2010, LES COUPLES INFERTILES DU QUÉBEC POURRONT BÉNÉFICIER DE LA COUVERTURE DES TRAITEMENTS DE PROCRÉATION ASSISTÉE POUR RÉALISER LEUR RÊVE D'AVOIR UN ENFANT
DÈS LE 5 AOÛT 2010, LES COUPLES INFERTILES DU QUÉBEC POURRONT BÉNÉFICIER DE LA COUVERTURE DES TRAITEMENTS DE PROCRÉATION ASSISTÉE POUR RÉALISER LEUR RÊVE D'AVOIR UN ENFANT
MONTRÉAL, le 13 juill. 2010 /CNW Telbec/ - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc, a en effet confirmé aujourd'hui l'entrée en vigueur, dès le 5 août 2010, de la Loi sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée et des deux règlements encadrant ces services. C'est à l'Hôpital Royal-Victoria, où il était de passage récemment pour souligner un investissement de 2 millions de dollars pour l'agrandissement et la rénovation du Centre de reproduction McGill, qu'il en a fait l'annonce, accompagné de Me Caroline Amireault, responsable des relations médias et politiques de l'Association des couples infertiles du Québec et de madame Julie Snyder. «À peine un an et demi après en avoir pris l'engagement, notre gouvernement tient promesse en offrant aux couples infertiles du Québec l'espoir de fonder, ou d'agrandir une famille, et ce, sans égard à leur condition financière. L'entrée en vigueur de la couverture des traitements de procréation assistée place le Québec à l'avant-garde, puisque nous sommes les premiers en Amérique du Nord à offrir un tel programme», a déclaré le ministre. Ainsi, tous les frais relatifs aux activités médicales et aux médicaments liés à l'insémination artificielle et à trois cycles de fécondation in vitro, seront assumés par le régime public, couvrant plus spécifiquement les services requis à des fins : << - de prélèvement d'ovules ou de tissus ovariens; - de fécondation in vitro; - de diagnostic génétique préimplantatoire; - de transfert d'un embryon frais ou congelé; - de prélèvement de sperme au moyen d'une intervention médicale. >> Le régime couvrira trois cycles stimulés de fécondation in vitro, qui produisent plusieurs ovules et plusieurs embryons, et l'implantation un à un de chaque embryon autant de fois qu'il y a d'embryons. Par contre, pour les cycles naturels ou naturels modifiés, qui produisent généralement un seul embryon, le régime couvrira jusqu'à six cycles. «L'encadrement prévu favorisera les meilleures pratiques, et notamment l'implantation d'un seul embryon, sauf dans certaines circonstances exceptionnelles. Nous croyons ainsi pouvoir réduire de 30 à 5 % la proportion de grossesses multiples produites par la procréation assistée», a indiqué le docteur Bolduc. D'ici quelques années, les services seront majoritairement offerts en centre hospitalier. Au départ, ils le seront à 50 % dans les cliniques privées et à 50 % dans le secteur public, plus précisément au Centre universitaire de santé McGill. Le nombre de cycles de fécondation in vitro couverts par le programme devrait passer de 3 500 cette année à 7 000 en 2014-2015. «La couverture des traitements de procréation assistée étant maintenant acquise, nous allons travailler avec nos différents partenaires, notamment avec les médecins spécialistes en fertilité, afin de développer progressivement des services de base en région, tout en concentrant les interventions de pointe dans les cliniques de procréation et en centre hospitalier universitaire», a conclu le ministre de la Santé et des Services sociaux. Rappelons que la Loi sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée a été votée par l'Assemblée nationale en juin 2009 et que les deux règlements portant, d'une part, sur l'encadrement des activités cliniques, et d'autre part, sur les services qui seront assurés, ont été quant à eux adoptés cet été. C'est l'entrée en vigueur simultanée de ces trois volets qui confirme la couverture des traitements de procréation assistée. Par ailleurs, le ministre a tenu à indiquer qu'un troisième règlement traitant de la recherche en ce domaine suivra à l'automne. La loi et les règlements ont pour objectif de protéger la santé des personnes qui ont recours à des activités de procréation assistée, ainsi que celle des enfants qui en sont issus. Ils visent également à promouvoir la qualité en favorisant les meilleures pratiques de la médecine de fertilité, à assurer la conformité aux principes éthiques propres au secteur de la santé et des services sociaux, et à soutenir l'amélioration continue de ce type de service. |