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Projet de loi pour lutter contre l'intimidation et la violence à l'école - Un projet de loi bonifié pour mieux répondre à la réalité du terrain

QUÉBEC, le 12 juin 2012 /CNW Telbec/ - Inquiets depuis quelques semaines du manque d'enthousiasme du gouvernement libéral à procéder à l'étude détaillée du projet de loi 56 pour lutter contre l'intimidation et la violence à l'école, le député de Jonquière et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire et d'alphabétisation, Sylvain Gaudreault, et la députée de Marguerite-D'Youville, Monique Richard, sont maintenant satisfaits du travail accompli.

« Le dépôt du projet de loi en février dernier était déjà une preuve que le plan d'action gouvernemental ne fonctionnait pas. Malgré le retard considérable, nous sommes heureux de voir ce projet de loi cheminer pour une adoption avant l'ajournement des travaux parlementaires. Nous avons fait un travail colossal et efficace. À la demande du Parti Québécois, l'aspect de la prévention fera partie intégrante de cette loi. C'est majeur », a déclaré Sylvain Gaudreault.

Notons que le Parti Québécois a fait adopter plusieurs amendements afin de renforcer le projet de loi. « Nous avons précisé la définition de l'intimidation, revu le rôle du protecteur de l'élève, éliminé les sanctions pécuniaires et nous nous sommes assurés que les dispositions contenues dans la partie sur l'enseignement privé soient exactement les mêmes que dans la partie sur l'instruction publique », a expliqué Monique Richard, soulignant que l'opposition officielle a été à l'écoute des partenaires qui se sont exprimés lors de la consultation.

DEUX RÉSERVES : BUREAUCRATIE ET MANQUE DE RESSOURCES FINANCIÈRES
Le député de Jonquière croit que l'adoption de cette pièce législative aura un effet certain pour atteindre l'objectif d'éradiquer l'intimidation et la violence dans les écoles québécoises, mais il a encore quelques réserves sur deux aspects primordiaux : la bureaucratie et le manque de ressources financières.

« La charge des directeurs d'école risque d'être alourdie par l'ajout d'un plan de lutte contre l'intimidation et la violence à l'école. Par ailleurs, les 6 millions de dollars par année annoncés par l'ancienne ministre de l'Éducation semblent bien peu par rapport au travail qu'aura à effectuer la personne en charge du plan dans les écoles. La question est donc de savoir si les écoles auront les moyens d'appliquer cet ambitieux projet de loi », a conclu Sylvain Gaudreault.


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