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Sommet de la terre de Rio+20 - Le Québec a raté une belle occasion de se démarquer à RIO
Sommet de la terre de Rio+20 - Le Québec a raté une belle occasion de se démarquer à RIO
RIO DE JANEIRO, Brésil, le 22 juin 2012 /CNW Telbec/ - « Le Québec, encore une fois, n'a pas su s'imposer dans les négociations de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable de Rio 2012. C'est en effet le Canada qui a parlé en notre nom. Il n'est pas parvenu non plus à se distinguer réellement devant la communauté internationale, en raison de son bilan très mitigé en matière de développement durable et de lutte aux changements climatiques. » C'est ce qu'a déclaré le député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement, de développement durable et de parcs, Scott McKay, au terme d'une participation active au sommet de la terre à Rio cette semaine. Le député a constaté que le plan marketing du Nord du régime libéral a fait l'objet de sévères critiques de la part de nombreux intervenants et d'organisations internationales non gouvernementales. Le manque évident d'efforts pour assurer une réelle participation de tous les Québécois au développement du Nord et plus particulièrement des collectivités autochtones en place est une source importante de reproche. S'ajoute à cela l'absence de mesures concrètes et précises, basées sur des critères scientifiques et internationaux, afin d'assurer la protection de nos aires protégées. « Au Parti Québécois, notre approche pour la protection des écosystèmes se fonde sur la science et sur la connaissance profonde du territoire des gens qui y habitent et qui en vivent. L'absence de financement pour appuyer les communautés nordiques dans la planification écologique du territoire démontre le manque d'intérêt réel et de compréhension des véritables enjeux du gouvernement libéral de Jean Charest en matière de développement durable », a tenu à souligner le député de L'Assomption. « À Rio, le Canada continue de nous faire honte. La participation canadienne a contribué à faire échouer des initiatives cruciales, comme la fin des subventions pour les pétrolières et celles qui assurent le financement de la transition vers une économie verte pour les pays en voie de développement », a constaté Scott McKay. Il a aussi relevé que « le Canada a mérité un prix Fossile à Rio compte tenu de son attitude de blocage sur tous les points susceptibles d'apporter des avancées significatives pour l'environnement. La représentation canadienne à Rio s'est dépassée pour faire échec aux négociations. Cette politique va à l'encontre des intérêts et des valeurs des Québécois », a ajouté le porte-parole.
LE QUÉBEC DOIT RÉCLAMER UN STATUT D'ÉTAT PARTICIPANT « Cette mission à Rio m'aura permis de multiplier les échanges avec, notamment, des intervenants engagés dans le développement durable de la Francophonie et de plusieurs pays dans le monde. J'ai aussi pu constater, sur place, un véritable désintérêt de Jean Charest devant le processus de négociation de la conférence, lui qui a laissé le champ libre à Ottawa. En raison des défis et des enjeux majeurs en matière de développement durable que doivent relever le Québec et toute la communauté internationale, cette attitude est inacceptable et n'est pas digne d'un premier ministre du Québec », a conclu Scott McKay. |