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L'HISTOIRE AU QUÉBEC: ÉTAT DES LIEUX
MONTRÉAL, le 28 mai /CNW Telbec/ - «Les peuples existent à travers leurs références historiques, ils vivent et prospèrent par leur mémoire collective ou, malheureusement, meurent aussi par l'absence de cette mémoire. C'est sur cette base que j'ai voulu tenir un colloque sur l'état des lieux quant à notre façon de vivre notre propre histoire», a déclaré, aujourd'hui, Martin Lemay, député de la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques à l'Assemblée nationale. «Le 12 juin prochain, nous reviendrons sur notre histoire lors d'un colloque ouvert au public», a-t-il annoncé. En effet, l'activité aura lieu le samedi 12 juin au Centre Saint-Pierre et Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec, sera l'invité du dîner-conférence. Le matin, une première table ronde traitera de «L'enseignement de l'histoire au Québec aujourd'hui». Les panelistes seront : Charles-Philippe Courtois, professeur au Collège militaire royal de Saint-Jean, Gilles Laporte, professeur d'histoire au Cégep du Vieux-Montréal, et Éric Bédard, professeur d'histoire à la Télé-Université/UQAM. M. Courtois a récemment publié l'anthologie «La Conquête», M. Laporte est l'auteur de «Patriotes et loyaux : leadership et mobilisation politique en 1837 et 1838», tandis que M. Bédard a produit le livre «Les Réformistes : une génération canadienne-française au milieu du XIXe siècle». En après-midi, le second panel sera consacré à «La conscience historique des Québécois». Il réunira Marc Chevrier, professeur en sciences politiques à l'UQAM, Joëlle Quérin, doctorante en sociologie à l'UQAM, et Mathieu Bock-Côté, également doctorant en sociologie à l'UQAM. M. Chevrier a récemment dirigé le collectif «Par-delà l'école-machine : critiques humanistes et modernes de la réforme pédagogique au Québec», Mme Quérin est l'auteure du cahier de recherche «Le cours Éthique et culture religieuse au service du multiculturalisme», tandis que M. Bock-Côté a publié «La dénationalisation tranquille». «Ce colloque, a conclu Martin Lemay, est ouvert au grand public et nous espérons que les amoureux de l'histoire y participeront en grand nombre». |