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Fermeture d'Avéos à Montréal - Un dur coup pour la métropole et pour 1800 familles
Fermeture d'Avéos à Montréal - Un dur coup pour la métropole et pour 1800 familles
QUÉBEC, le 19 mars 2012 /CNW Telbec/ - Pour le Parti Québécois, le gouvernement du Québec doit rapidement venir en aide aux 1800 travailleurs et à leur famille de la région de Montréal qui ont appris ces dernières heures que la compagnie Avéos fermerait ses portes pour une raison encore inconnue. « Les semaines se suivent, les mauvaises nouvelles s'accumulent. L'emploi recule au Québec et les signes ne sont pas très encourageants. Pendant que le premier ministre Jean Charest se promène partout sur la planète pour tenter de vendre son plan marketing du Nord, les Québécois sont inquiets pour leur emploi. Il faut que le gouvernement libéral cesse de mettre tous ses œufs dans le même panier et pense aussi aux autres secteurs d'activité économique au Québec, pas uniquement aux ressources naturelles, de surcroît non renouvelables », a déclaré le député de Rousseau et porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances et de développement économique, Nicolas Marceau. Le député rappelle que le Québec occupe le 10e rang au chapitre de la création d'emplois en 2011, selon Statistique Canada (http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/120106/dq120106-fra.pdf). Uniquement pour la région métropolitaine, il s'est perdu 12 000 emplois manufacturiers en 2011. « Le Québec est le seul endroit au Canada à avoir perdu des emplois l'an dernier et la tendance n'a rien de reluisant. Plutôt que de subir des coups durs, il est temps de donner un coup de barre et pour y parvenir, il faut que le gouvernement élabore une vraie stratégie économique », a poursuivi Nicolas Marceau. Le Parti Québécois note que les récentes pertes d'emplois au Québec ont lieu dans des secteurs de pointe qui ont permis, dans le passé, de se démarquer. « Nous perdons actuellement des emplois de qualité, bien rémunérés, dans des secteurs comme le pharmaceutique et l'aéronautique. C'est inquiétant », a ajouté le député de Rousseau. LES OBLIGATIONS D'AIR CANADA SONT-ELLES RESPECTÉES? Par ailleurs, le député de Gouin et porte-parole en matière de transports, Nicolas Girard, se demande si la fermeture d'Avéos et la perte des 1800 emplois à Montréal de cette compagnie respectent les conditions imposées à Air Canada lors de sa privatisation en 1988. Il demande au gouvernement du Québec d'interpeller le gouvernement fédéral de Stephen Harper pour faire respecter la loi sur la privatisation d'Air Canada. L'an dernier, soit en avril 2011, Nicolas Girard a d'ailleurs questionné à l'Assemblée nationale le gouvernement libéral sur l'avenir des centres d'entretien et de révision d'Air Canada à Montréal. « D'entrée de jeu, il faut tout faire pour s'assurer que les 1800 travailleurs puissent continuer à travailler à Montréal et il est du ressort du ministre du Développement économique, Sam Hamad, et du ministre responsable de la région de Montréal, Raymond Bachand, de rencontrer dans les plus brefs délais l'entreprise et les syndicats pour sauvegarder ces emplois », a indiqué Nicolas Girard. Depuis quelques mois, de multiples décisions ont été prises par les dirigeants d'Air Canada, transférant petit à petit des équipes de gestion de Montréal vers Toronto. « Montréal est encore le siège social de l'entreprise, mais ça semble sur papier seulement. Il serait temps que le gouvernement du Québec s'en mêle et s'assure de préserver cet acquis », a conclu M. Girard. |